04/12 - compte-rendu de la conférence : "Tourisme et patrimonialisation" Dscn0421
Latifa En-Nibrass :
voyages en clair-obcur


Institut français El Jadida



[/url]
26/11 - Théâtre :
L'armoire
19 heures
à l'ENCG
Rue de Fès


Institut français El Jadida
ENCG

Octobre 2019
LunMarMerJeuVenSamDim
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   

Calendrier

conversion euro/dirham
Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    le dicton du jour
    La recette du jour
    El Jadida : la météo
    Marées à El Jadida
    04/12 - compte-rendu de la conférence : "Tourisme et patrimonialisation" Maryes10
    Programme TV
    Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
    Votre programme TV avec Télé-Loisirs
    Les sites recommandés par le "Nouveau Jdidi"

    04/12 - compte-rendu de la conférence : "Tourisme et patrimonialisation" 35546711



    04/12 - compte-rendu de la conférence : "Tourisme et patrimonialisation" Logo_m10



    Partagez
    Aller en bas
    alain
    alain
    Messages : 5287
    Date d'inscription : 11/04/2011
    Age : 71
    Localisation : EL JADIDA (Maroc)

    04/12 - compte-rendu de la conférence : "Tourisme et patrimonialisation" Empty 04/12 - compte-rendu de la conférence : "Tourisme et patrimonialisation"

    le Mer 04 Déc 2013, 22:45

    04/12/2013 - compte-rendu de la conférence : "Tourisme et patrimonialisation"


    Devant une assistance bien fournie, le Professeur Mohamed BERRIANE, géographe de formation, s'est employé à éclairer le sujet : un exposé brillant d'un chercheur et d'un pédagogue très affûté.

    Tout d'abord, le conférencier, natif d'Azzemour, qui nous avoua son plaisir d'être ce soir à El Jadida, s'est employé à définir pour l'assistance ce qu'est la patrimonialisation.

    La patrimonialisation est un ensemble de processus qui font que certaines choses, souvent banales, sans valeur aux yeux de ceux qui s'en servent au quotidien, deviennent patrimoine. Parmi ces processus, le tourisme joue un rôle premier mais pas exclusif. Les propos de Mohamed BERRIANE, se limitèrent au thème de la conférence : les rapports tourisme/patrimoine et inversement patrimoine/tourisme, mesurer l'influence du tourisme sur le patrimoine et du patrimoine sur le tourisme. Le patrimoine recouvre les biens culturels et identitaires qu'une population s'approprie collectivement. Qu'est ce qui fait qu'à un certain moment un objet commun, sans valeur particulière, devient un objet patrimonial, un objet culturel ?

    Jusqu'en 1960, le produit touristique marocain vendu était un produit culturel. Les touristes étaient à la recherche d'un imaginaire mythique  de l'Orient.

    Les années du début de l'Indépendance (1965/1967) voient une réorientation de la politique touristique : on a affaire à un tourisme itinérant individuel fait de découverte du Maroc lors de circuits.

    Dès 1970, le Maroc définit le tourisme comme une industrie majeure dans son développement. Le pays veut avoir sa part de marché et les agences internationales touristiques contrôlent l'activité touristique, introduisant un tourisme balnéaire et sédentaire de groupe, tout en développant également un tourisme culturel à l'intérieur des terres et des région. Le tourisme balnéaire (Agadir...), au début, prend l'ascendant sur le tourisme culturel (Marrakech...). C'est dans ce contexte que la politique officielle qui privilégie le balnéaire, se voit progressivement supplantée par la résistance du tourisme culturel qui, ces dernières années, a pris le dessus. D'où, une relance par le Plan Azur...

    Avec le développement de l'internet, les agences internationales de voyage perdent leur monopole : les clients composent leur voyage sur le web. Et une tendance se dégage, une nouvelle pratique se développe qui a pour raison principale le désir d'aller vers l'autre, de découvrir une certaine authenticité. Le "regard extérieur" que portent ces touristes fait surgir la conscience d'une culture collective qui trouve sa raison d'être dans le développement du mouvement associatif local (aménagement de gîtes dans les régions rurales les plus reculées...). Des immeubles traditionnels, les médinas, toute sorte d'objets, de cultures agricoles autrefois banaux, sans valeur particulière, deviennent ainsi des biens culturels collectifs,  un patrimoine identitaire...

    Mohamed BERRIANE ne pouvaient conclure son exposé sans indiquer les effets positifs mais également négatif de cette patrimonialisation par le tourisme.

    Certes, si le tourisme a révélé des ressources et donc valorisé un patrimoine, sauvegardé des métiers menacés de disparition, il n'en demeure pas moins que des effets pervers ont surgi : risque de commercialisation de la culture, côté pervers du "regard extérieur" (l'image mythique de l'Orient dont la réalité n'est pas celle du Maroc)...



    04/12 - compte-rendu de la conférence : "Tourisme et patrimonialisation" Dscn651404/12 - compte-rendu de la conférence : "Tourisme et patrimonialisation" Dscn651504/12 - compte-rendu de la conférence : "Tourisme et patrimonialisation" Dscn651604/12 - compte-rendu de la conférence : "Tourisme et patrimonialisation" Dscn6610
    Revenir en haut
    Permission de ce forum:
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum