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alain
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Date d'inscription : 11/04/2011
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Localisation : EL JADIDA (Maroc)
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29082016
Burkini, bikini ou monokini :
une polémique stérile et dangereuse






Une question « existentialiste » défraie la vie politique française : faut-il interdire aux femmes le port du burkini, ce vêtement de bain venu d'un « autre monde » ? Une interrogation teintée sans nul doute d'une visée électoraliste à moins de 9 mois d'une consultation dont dépend l'avenir du pays pour les cinq prochaines années.
Sous prétexte d'un vêtement de bain qui serait « non conforme », on s'immisce dans la vie privée de chacun. La liberté de croire ou ne pas croire, est remise en cause. Pourtant, ce sont bien les mêmes qui s'offusquèrent jadis contre le bikini puis contre le monokini, tenues de bain aujourd'hui présentes sur toutes les plages de l'Hexagone, qui donnent de la voix.
Un vêtement de bain porté par quelques dizaines de femmes aura suffi pour déclencher une polémique apte à mettre sous éteignoir les grandes questions qui rongent la société française. Le chômage et la précarité du travail, les dérèglements climatiques, les tensions guerrières ou la crise de la construction européenne deviennent des enjeux mineurs à côté du vêtement de bain que doivent porter les femmes. Voilà où en est « le jeu politique » dans le pays des Lumières et de la Déclaration des Droits de l'Homme !
Alors même que nous venons de fêter les sportifs français revenus de Rio auréolés de leurs victoires, des sportifs « bleu, blanc, beur », voilà une polémique qui remet en cause la fraternité entre les hommes, fraternité promue par l'une des devises de notre république.
Quand un pays, en l'occurrence le France, affiche son pessimisme en l'avenir, lorsqu'il est ainsi confronté à des problèmes économiques qui aboutissent à plus de pauvreté pour l'immense majorité de son peuple et plus de richesse pour les nantis, la classe dirigeante s'emploie à détourner consciemment la colère populaire de crainte d'une sanction légitime. On stigmatise donc, on rend responsable de tous les maux une partie minoritaire de la population.
Il en fut ainsi hier avec les juifs français que l'on désigna à la vindicte populaire avec les conséquences que l'on connaît... Aujourd'hui, sous prétexte de terrorisme, on assiste à une tentative par les mêmes de mise à l'écart d'une partie des forces vives de la nation. On désigne une religion comme « fauteuse de trouble ». On tente insidieusement d' immiscer dans les esprits des amalgames odieux. Le « vivre ensemble » est proclamé à condition que tout le monde se conforme aux normes imposées : une position qui ne peut qu'alimenter ce que l'on proclame vouloir éradiquer... Elle entretient, en effet, la flamme du terrorisme...
Alors oui, les « sages » du Conseil d'Etat ont tranché : la laïcité de l'Etat est réaffirmée, la neutralité face aux religions rappelée, la liberté de chacun impliquant simplement le respect de l'autre demeure un principe inaliénable.
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