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 Les lagunes de Oualidia et Sidi-Moussa

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alain

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MessageSujet: Les lagunes de Oualidia et Sidi-Moussa   Dim 10 Sep 2017, 12:51

Les lagunes de Oualidia et Sidi-Moussa


Les lagunes de Oualidia et Sidi-Moussa, le cordon dunaire séparant océan et lagunes, les marcheurs jdidis du mercredi connaissent et sont toujours nombreux aux rendez-vous lorsque nous programmons des sorties en ces lieux... mais dit par une journaliste de "Yabiladi", cela donne une autre appréciation des lieux... Julie Chaudier nous conte merveilleusement la majesté de l'endroit. Cela valait bien une publication sur le "Nouveau Jdidi"...



Oualidia est l’un des lieux de sortie préférés des Casaouis qui veulent se mettre au vert. Envahi de touristes chaque été, il garde tous ses charmes hors saison.

Le cordon dunaire entre la lagune et l'ocean offre un superbe promontoire / Ph. Julie Chaudier - Yabilad

.
L’autoroute El Jadida-Safi, ouverte en août 2016, a rapproché et facilité l'accès aux lagunes de Oualidia et de Sidi Moussa depuis Casablanca. Lieu de villégiature favori des Bidaouis et véritable estive pour toute une partie de la population de la région qui vient y planter sa tente pour les vacances d'été, la région offre parmi les plus belles plages du pays, mais pas seulement. Sur une quarantaine de kilomètres s'étend un vaste complexe lagunaire continu depuis Sidi Abed jusqu'à Oualidia.
Son classement en site Ramsar en janvier 2005, selon la convention internationale de conservation des zones humides, est loin d’en avoir assuré la conservation - il est menacé par la pollution aux engrais des maraichages environnant, des rejets industriels de Jorf Lasfar, par la montée des eaux liées au réchauffement climatique, par l'ensablement, et par les carrières de sables plus ou moins sauvages - du moins ce classement souligne-t-il la grande valeur environnementale de la zone. D’une cinquantaine de mètres de largeur l’Oulja forme une gouttière parallèle au rivage dont elle est séparée par une dune et limitée vers l’intérieur du continent par une dune «morte». Elle est envahie par endroit par l’océan qui forme les lagunes de Oualidia et de Sidi Moussa.

Un cadeau de la nature

Au promeneur, l’Oulja offre par son cordon dunaire, en front de mer, un très long chemin, sans aucune difficulté. Accessible par barque et par plusieurs pistes perpendiculaires à la côte, il offre en remontant la lagune de Oualidia en direction du nord, un point de vue exceptionnel sur l’océan à gauche et la lagune, à droite, qu’il surplombe.




En kayak, vous pourrez suivre les bras d’eau qui serpentent au milieu de la salicorne / Ph. Julie CHaudier - Yabiladi
En hiver, juchés sur votre promontoire, vous aurez bientôt plus de chance de distinguer côté atlantique des groupes d’une cinquantaine de dauphins que des navires de pêche profitant des effets de l’upwelling entre El Jadida et Safi. Ce dernier est un courant marin qui offre un environnement très favorable à la vie marine. Dans cette zone, les eaux superficielles se réchauffent et créent un fort écart de températures avec les eaux froides, denses et lourdes du fond. Les vents continentaux poussent alors vers le large les eaux de surface légères et chaudes provoquant mécaniquement la remontée des eaux froides et riches en sels nutritifs accumulées au fond qui sont à l’origine de toute vie marine. En hiver, les sardines et les dauphins trouvent là environnement très favorable qui a permis le développement d’une forte industrie de la pêche.
Facteur environnementaux ou effets de la surpêche, les sardines ont cependant progressivement délaissés les côtes du nord pour descendre d’abord vers Agadir pour se retrouver aujourd’hui au large de Dakhla. Le déclin a commencé dans les années 50 et s’est brutalement renforcé à partir des années 70. En 2007, la sardine constituait encore 88% des captures des ports de Safi, El Jadida et Jorf Lasfar mais seulement 2% de la production nationale. 



Les pêcheurs profitent des bienfaits de l’upwelling / Ph. Julie Chaudière - Yabiladi


Il faut esperer que la concurrence aux huîtres de Oualidia qui s’organise actuellement à Dakhla ne privera pas, à son tour, la lagune de son premier objet de réputation. Pour l’heure, en continuant à remonter le chemin, au sommet de la dune, vous pouvez encore admirer, côté lagune, les fameux parcs à huître de Oualidia dont la plupart appartiennent à la société historique Ostrea et ses deux restaurants éponymes à Oualidia et Casablanca. L’ostriculture a commencé au Maroc au tout debut des années 50 à Sidi Moussa d’abord, puis Oualidia, avant que le premier site, moins favorable, ne soit abandonné. Elevées pendant près de 4 ans dans les eaux de la lagune, les huîtres de Oualidia bénéficient à la fin de leur croissance d’un traitement «d’épuration» par rayons utlraviolets et chlore qui achève de supprimer les germes.

Des espèces d'oiseaux migrateurs rares

C’est une nécessité car l’hyperactivité dans l’Oulja dégrade la qualité des eaux. Les principaux parcs de la lagune se situent ainsi à proximité des parcelles de culture maraîchères qui utilisent massivement des engrais notamment d’origine animale. Les eaux de pluie ruissèlent dans les champs et s’ecoulent dans la lagune qu’elles contaminent. La qualité des eaux s’est cependant beaucoup ameliorée avec l’inauguration en 2012 d’une station d’épuration des eaux usées. Les eaux épurées sont rejetées au sud de Oualidia dans un ancien marais asséché. Cette zone retrouve aujourd’hui avec succès sa vocation de marais «d’eau douce» si bien que deux espèces d’oiseaux migrateurs rares, la sarcelle marbrée et le fuligule niroca, y nichaient l’an dernier. La station semble toutefois avoir été sous-dimensionnée : elle a été construite pour une population de 13 000 habitants quand Ouladia en compte dejà 18 000, selon le recensement general de 2014.

A l’opposé d’une balade sur le cordon dunaire qui donne accès par endroit à la plage, vous pouvez également choisir de decouvrir la lagune à fleur de l’eau. Le kayak est alors le moyen le plus agréable. En partant de la plage de Oualidia, ou de la rive solide au bord de la route nationale, près l’Hôtel la Brise sur la lagune de Sidi Moussa, une aire de jeu presque sans fin s’ouvre à vous. Attention toutefois à ne pas trop vous approcher des deux entrées de mer lorsque la marée et descendante ! En kayak, en silence, vous pourrez surtout vous approcher au plus près des nombreux oiseaux qui peuplent la zone et vous perdre dans les méandres des marais. A la mi-octobre, lorsque l’été indien en Europe ne repoussent pas leur départ, les goélans, les mouette rieuses, les bécasseaux, les échasses blanches, les gravelots et les pluviers argentés mais aussi des canards et des flamands roses arrivent par dizaines de milliers dans toute l’Oulja, halte majeure dans leur migration vers le sud.


Toutes les plages de Oualidia, jusqu’au ilots de sables à marais haute, sont accessibles par ses petits bateaux à touristes qui parcourent la lagune / Ph. Julie Chaudier - Yabiladi




En suivant les oiseaux sur la lagune de Sidi Moussa, votre embarcation viendra buter sur une longue digue qui forme une piste reliant la route côtière à la plage de de Sidi Belkeir. Extrêmement populaire en été, elle séduit pas sa magnifique crique de sable fin sur laquelle les estivants n’hésitent pas à planter leurs tentes pour quelques jours.

Les salines de Oualidia

Au-delà de la digue qui y mène, en poursuivant dans l’Oulja, vous pourrez continuer à pieds entre les salines. Les premières ont été construites en 1938 à Oualidia et sont la propriété, pour une partie d’entre elles, de la Societe cherifienne des sels, ancienne filiales des Salins du Midi. Leur exploitation est cependant en déclin dans toute la zone car leur position les exposent, notamment, à des arrivées importantes d’eaux douces par la pluie ou les résurgences de la nappe phréatique. Aujourd’hui, dans la lagune de Sidi Moussa sertaines salines sont assechées, d’autres colonisées par les algues et abandonnées.

En rentrant vers votre hôtel, vous appercevrez surement au bord de la lagune, sur ces parties que même la marée haute laisse toujours emergées et sèches les algues étendues pour les ramasseurs. Ils pataugent dans l’eau à marée basse pour ramasser certaines algues et les étendent ensuite au soleil pour les faire sechées avant de les vendre à des intermediaires, voire aux industriels. Cette activité, au contraire du sel ou de la pêche aux sardines, est en plein essort et donne du travail aux plus pauvres de la region. Plusieurs milliers de personnes vivent ainsi de la pêche aux algues. Au début, les alges brunes étaient recherchées pour la soude. Actuellement, se sont les algues rouges qui sont les plus demandées pour la production de l’agar.


La région compte de nombreux marabouts dans le sahel comme dans l’oulja / Ph. Julie Chaudier - Yabiladi

...
Tous ceux que ces découvertes n’auront pas épuisés pourront enfin quitter l’Oulja et remonter par quelque piste la pente vers l’intérieur des terres. Celle-ci n’est autre qu’une ancienne dune «morte» et il en est ainsi de tous les legères collines parallèle à la côte qui plissent le terrain depuis l’Oulja en direction de la plaine. Les légers valons qu’elles forment sont péniblement cultivés par ses habitants. Cette zone appellée Sahel offre un paysage en complète opposition avec l’aspect verdoyant des lagunes et des cultures. Ici, même les buissons secs et les cactus ont peu cours, les pierres qu’il faut retirer des champs pour envisager de les cultiver servent partout à clôturer les terrains.
Leur profusion a même donné le jour à un type d’habitation traditionnelle exceptionnelle dont les exemples les plus typiques se trouvent chez les Ouled Salem : le tazota. Il s’agit d’une maison ou d’un lieu de stockage - plus souvent le second que le premier désormais - construit en entonnoir large et épais à la base et pointu et fin vers le sommet. Cette technique que bien peu de maalmines possèdent encore aujourd’hui assurent à la fois un logement aéré avec une température stable peu sensible aux variations extérieures.  Surtout les pierres plates du Sahel sont agencées de telle sorte que si l’édifice venait à s’écrouler les pierres tomberaient à l’exterieur et non à l’interieur de la construction pour en protéger ses habitants.
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