Khatiba Moundib :
une ambiance nostalgique



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    Date d'inscription : 01/10/2017
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    21022018


    A l’heure ou aujourd’hui une loi concernant l’immigration contestée au sein même de la majorité présidentielle doit être portée en débat à l’assemblée nationale il est un triste anniversaire celui des condamnés à morts et fusillés au Mont Valérien dans les Hauts de seine le 21 Février 1944.Ces ‘’étrangers ‘’engagés dans les FTP MOI (Francs Tireurs Partisan Main d’Oeuvre Immigrée)ont donné leur vie pour un idéal de Liberté et d’Humanisme et de celà nous pouvons jouir aujourd’hui même si il reste beaucoup à faire et que cette liberté est un combat quotidien.
     -Charles Tillon, commandant en chef des FTP.’’On ne dira jamais assez ce que la Résistance armée doit à ces travailleurs manuels et intellectuels qui formaient ce qu'on appelait la M.O.I. en 1939. Dès les premiers jours de l'occupation, ils furent volontaires pour défier la mort, eux qu'on appelait les "étrangers" se sentaient dans le cœur l'amour du pays qui les avait repoussés, l'amour du pays qui les avaient reçus.’’

    Lettre à Mélinée.
    Voici la dernière lettre écrite par Missak Manouchian à sa femme, Mélinée (1913-1989), quelques heures avant son exécution.
    21 février 1944, Fresne
    Ma chère Méline, ma petite orpheline bien aimée. Dans quelques heures je ne serai plus de ce monde. On va être fusillé cet après midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, j’y ne crois pas, mais pourtant, je sais que je ne te verrai plus jamais. Que puis-je t'écrire, tout est confus en moi et bien claire en même temps. Je m’étais engagé dans l’armée de la Liberation en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la victoire et de but. Bonheur ! à ceux qui vont nous survivre et goutter la douceur de la liberté et de la Paix de demain. J’en suis sûre que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoir dignement. Au moment de mourir je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit. Chacun aura ce qu’il meritera comme chatiment et comme recompense. Le peuple Allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur ! à tous ! – J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendu heureuse. jaurais bien voulu avoir un enfant de toi comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre sans faute et avoir un enfant pour mon honneur et pour accomplir ma dernière volonté. Marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je lègue à toi et à ta sœur et pour mes neveux. Après la guerre tu pourra faire valoir ton droit de pension de guerre en temps que ma femme, car je meurs en soldat regulier de l’Armée française de la Liberation. Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes ecris qui valent d’être lus. Tu apportera mes souvenirs si possibles, à mes parents en Arménie. Je mourrais avec mes 23 camarades toute à l’heure avec courage et serénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fais mal à personne et si je lai fais, je l’ai fais sans haine. Au jourd’hui il y a du soleil. C’est en regardant au soleil et à la belle nature que jai tant aimé que je dirai Adieu ! à la vie et à vous tous ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal où qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous à trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendu. Je t’embrasse bien bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaisse de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami Ton camarade Ton mari Manouchian Michel (djanigt).

    P.S. Jai quinze mille francs dans la valise de la Rue de Plaisance. Si tu peus les prendre rends mes dettes et donne le reste à Armène. M.M.
    (Texte établi d'après le fac-similé)
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