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    10062018
    A Demba, Bassir ou Amadou.


    Nous nous sommes croisés à un feu rouge, parfois au rond point de Marjane. J’ai stoppé ma voiture pour voir ce qui se cachait derrière vos mains tendues, vos sourires de bienveillance. Dans certains  de vos regards, l’interrogation, là ou auparavant défilaient les côtes du Nigéria, du Congo ou du Sénégal... Là où la pêche nourrissait vos familles, les petites industries locales et les espoirs de développement auxquels vous étiez attachés. De tout cela, vous auriez pu fonder des familles, jeter dans les rues des éclats de rire de bonheur, prendre vos enfants par la main pour les emmener à l’école et leur faire aimer le goût d’apprendre, de chercher, de découvrir et de rêver. Malheureusement "les affairistes", les adeptes du libéralisme débridé, les bonimenteurs de progrès social et du devenir de "l’autre" ont jeté leurs filets, leur armada de pêche sans vergogne sur vos côtes poissonneuses  bien souvent au delà des règles internationales de pêche industrielle en mer. Un pillage organisé, une destruction des peuples comme d’autres au 15ème siècle l’ont  fait sur d’autres continents. Je fais un souhait, un voeu, une prière pour qu’au delà de cet exil forcé, au bout de ce chemin chaotique, vous puissiez trouver une vie meilleure et des peuples animées de Fraternité et d’humanisme contagieux.


    En 1985, on comptait une dizaine de chalutiers le long des côtes africaines. Aujourd’hui, c’est plusieurs centaines de chalutiers chinois qui labourent et raclent les fonds marins de la côte  d’Afrique de l’Ouest  en toute illégalité. GreenPeace explique : ’’La plupart des navires pratiquent le chalutage par le fond, une forme extrêmement destructrice de pêche qui rafle tout sur son passage et qui est en large partie responsable de la disparition des stocks de poissons dans les eaux chinoises». 


    Aujourd’hui ce sont plus de 400 navires qui réalisent des pêches annuelles d’un montant de 400 millions d’euros. Cette flotte de pêche chinoise est la plus importante dans les eaux de ces côtes d’Afrique de l’Ouest. Cette partie de la côte Africaine étant peu surveillée et très poissonneuse, celle-ci a rapidement suscité la convoitise des industriels de la pêche étrangère. En conséquence, la surpêche est aujourd’hui devenue une réalité. Selon Greenpeace 40% des poissons sont pêchés illégalement, 70% des bateaux de pêche chinois en Afrique se trouvent à proximité de ses côtes Ouest.


    La pêche illégale coûterait chaque année à l’Afrique de l’Ouest plus de deux milliards de dollars.Ce manque à gagner pénalise les économies de la région, mais également les pêches artisanales et plusieurs millions de familles qui vivent de celle-ci. Sur ces côtes d’Afrique de l’Ouest, le poisson représente une importante source et procure des emplois et des revenus pour plus de 7 millions de personnes. La diminution importante des stocks de poisson est préoccupante quant à la sécurité alimentaire et l’économie de ces pays.

    La gabegie est le résultat de plusieurs facteurs connus à savoir la surpêche et l’inaction depuis plusieurs décennies, et la non mise en application d’engagements et de contrats instituant une pêche raisonnable.Les pays de cette côte Ouest africaine continuent de signer des accords de pêche sans grande transparence avec des pays étrangers, sans se préoccuper des intérêts des pêcheurs locaux ainsi que de toutes les conséquences que subissent les populations.Quand au moyen de surveillance de ces pêches frauduleuses, ils sont pratiquement inexistant, voir inadaptés.



    Sources: 

    Géopolis Afrique

    Fréderic le Manach (directeur scientifique de l’association Bloom)

    Ibrahima Cissé:responsable Océan à Greenpeace Afrique 
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