Khatiba Moundib :
une ambiance nostalgique



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    Date d'inscription : 01/10/2017
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    02072018
    Entre deux clapotis.


    Elle est arrivée dans ma boite aux lettres comme un moustique qui s’écrase sur le pare brise, comme une vieille piquette qui vous arrache les papilles. La nouvelle lettre du député de cette 9ème circonscription, Mr M’jid El Guerrab, prête quand même, plus à grimacer qu'à sourire. Ce député propose un amendement à la constitution française afin de garantir la continuité du service public de l’éducation nationale à l’étranger. 
    Un peu d’histoire pour lui rafraîchir la mémoire. Ce député Franco-Marocain a été élu le 18 Juin 2017 avec la Majorité LREM il y a un peu plus d’un an. A cette période ce député n’a rien dit face au  texte du décret du 21 Juillet 2017  à savoir que les crédits "mis en réserve" pour 2017 pour l’aide au développement et l’action consulaire sont définitivement annulés. C’est à ce moment là que l’agence pour l’enseignement du français à l’étranger voyait sa subvention diminuer à une hauteur de pratiquement 60 millions d’euros. Ironie, le Ministre le Drian, aujourd'hui Ministre de l’Europe et des affaires étrangères, s’était pourtant engagée en juin 2017 à sanctuariser les crédits. Voilà le début de l’histoire du rapport de M’jid El Guerrab avec le service public. On notera au passage que l’ensemble des députés LREM des français de l’étranger se sont bien gardés de dénoncer cette forfaiture à l’époque. Il aura fallu des manifestations du corps enseignant, des parents d’élèves, des français de l’étranger pour que ces "godillots", dans un simulacre de désaccord avec ce décret, se libèrent de phrases creuses dont les communicants ont le secret. Le député Guerrab ne manque pas d’humour non plus. Celui-ci a été absent une grande partie de l’automne lors du débat sur le Projet de Loi de Finances 2018 mais l’a approuvé le jour où il a fallut le voter : il ne fallait pas qu’une seule voix manque…certainement.
    Mr Guerrab devrait aussi se soucier des écoles publiques de la nation française qui disparaissent, et des services publics en général, lui qui a voté pour la réforme de la SNCF et la disparition quasi assurée des petites lignes des différentes régions françaises qui n’ont pas, et qui n’auront  les moyens d’entretenir ces lignes.
    Pour la suite de son courrier parlementaire c’est une énumération de propositions et de réflexions plates  où la pertinence ne semble pas être à l’ordre du jour.
    Le député se trouve bien dans cette représentation parlementaire où d’ailleurs il brille par son absence aux votes:14% de présence  seulement.

    Carte des suppressions de poste
    On notera aussi ceci de la part de ce député:’’Un autre moyen de revaloriser la place des assemblées parmi les institutions consiste à libérer les initiatives législatives des parlementaires (propositions de loi et d’amendement), en supprimant l’article 40 de la Constitution, l’irrecevabilité financière étant une sorte de « guillotine » des initiatives parlementaires’’.
    Un député régulièrement absent demande à revaloriser la place des assemblées il fallait, oser,c’est là toute la démagogie de ce personnage.
    Que la chambre des députés ne soit devenue qu’une chambre d’enregistrement ne semble pas le déranger,il est vrai qu’ayant appartenu à un parti socialiste qui a légiféré à coup de 49,3 on ne pouvait s’attendre qu’à une poursuite de ce déni de démocratie.Le député Guerrab découvre le cynisme du président et de sa politique libérale où les états d’âme,la ligne du chef ne se discute pas. ’’Il faut vous dire Monsieur que chez ces gens-là, on ne cause pas, Monsieur, on ne cause pas, on compte’’ (Ces gens là:Jacques Brel)
    C’est vrai qu’avec 14% de présences aux votes vous ne comptez pas beaucoup Monsieur,vous ne comptez pas beaucoup.
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