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    03092018
    Prélèvement à la source :
    les valses hésitations à connotation électoraliste ?





    Fera, fera pas... Après la campagne publicitaire vantant les mérites du prélèvement à la source mais surtout destinée à « bourrer le mou » afin de convaincre du bien fondé de la mesure, voilà que le président n'est plus tout à fait convaincu...

    Vous me direz que, vu du Maroc, prélèvement ou pas, ça nous fait  « une belle jambe », puisque nous n'avons plus beaucoup à voir avec la législation fiscale française et qu'en conséquence, le prélèvement à la source c'est pour les autres !

    Vous me direz également que la mesure, en cours de réalisation lorsque le nouveau président fut élu , celui-ci hérite d'une « bombe à retardement » que lui a légué son prédécesseur... avec un petit bémol, tout de même, puisque l'actuel président faisait partie de l'ancienne équipe.

    Tout ça pour dire que cette valse-hésitation n'est pas pour rassurer le quidam français convaincu à 60 % selon un sondage officiel du caractère simplificateur de la « chose ». Tout à coup, quelques « évaporations » d'une note interne de la DGI selon laquelle les tests se sont révélés chaotiques, mettent un doute entretenu par les médias sur la mise au point de cette « révolution » technique à tel point que le président s'en émeut.

    Mais quelle est donc cette simplification tant vantée qui met le contribuable face à trois interlocuteurs -sa caisse de retraite ou son employeur, le service de l'employeur en charge de la gestion de la paye et l'administration fiscale- là où il n'en avait qu'un -l'administration ? Demain, si la mesure s'applique chacun « se renverra la balle » en cas de contestation !

    Vous me direz : pourquoi ne réussissons pas ce que le Maroc a mis au point depuis bien longtemps, l'impôt sur le revenu étant prélevé sur la fiche de paye ? Tout simplement parce qu'au Maroc l'impôt ne tient pas compte du « foyer fiscal » et est individualisé, chaque membre du foyer étant imposé individuellement.

    Tout ce « tranlala » pour qu'enfin quelques têtes saines disent tout haut ce qu'ils pensaient tout bas : au final, il aurait été encore plus simple de procéder à la généralisation du prélèvement mensuel déjà utilisé avec satisfaction par 33 % des contribuables. Cette formule aurait tous les avantages du prélèvement à la source sans les inconvénients : rentrées régulières des recettes fiscales et maintien pour le contribuable d'un seul interlocuteur, l'administration.

    On sait que le patronat n'est pas très chaud pour la mesure de prélèvement à la source qui le rend percepteur d'impôt en lieu et place de l'Etat, ce qui, si cela permettrait à ce dernier des économies en terme d'emplois, déplace la dépense sur les entreprises. Mais,  « le jeu en vaut-il la chandelle » lorsque l'on sait que 12 % de la TVA encaissée par les entreprises n'est jamais reversée à l'Etat (source : OCDE) ? Veut-on créer une nouvelle source de « déperdition » des finances du pays ?

    Des « mauvaises langues » ont exprimé une autre version pour expliquer les hésitations du président : le choc psychologique de la mesure qui viendrait perturber la campagne électorale des élections européennes où le parti du président n'est déjà pas assuré de retrouver dans les urnes ceux qui l'ont porté en 2017. Et oui, le président s'est déclaré comme « le président du pouvoir d'achat » alors qu'il est plutôt perçu comme « le président des riches ». Or, le prélèvement à la source entraînerait une baisse de la fiche de paye dès le 1er janvier 2019 venant ainsi « intoxiquer » la campagne électorale...
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    Commentaires

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    05/09/2018
    Finalement, on prend le risque... Le Président semble avoir été convaincu par son ministre des comptes publics. Le premier ministre a annoncé que le prélèvement à la source, ce sera bien à compter du 1er janvier 2019. 
    190 millions d'euros ayant déjà été investis ainsi que le travail de 40 000 agents du fiscs durant trois ans, semblent avoir fait pencher la balance dans ce sens, un report ou une annulation du projet aurait été perçu, semble-t-il, comme gabegie autrement plus dévastateur pour l'image présidentielle dont la cote de popularité est déjà bien écornée...
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