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    alain
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    20092018
    Lu dans la presse française... la chronique de Francis Combes et Patricia Latour dans "l'Humanité"... 
    Pauvre Job

    Avant, on aurait dit « artisan », ou « menuisier », ou « maçon », ou « spécialiste », voire « homme de l’art… » Pas sûr que les jobeurs en question aient gagné au change. Non content d’enlever leur travail et leur qualification aux gens, on leur enlève aussi jusqu’au nom de leur métier. Mais le jobeur fait sans doute plus polyvalent, plus interchangeable, plus souple, comme il sied à un salarié moderne. Avant, on aurait dit : « taillable et corvéable à merci ».
    Nous connaissions déjà « job » (qui n’a rien à voir avec le personnage biblique), mais pas « jobeur », que les Anglais non plus ne connaissent pas.
    Aucun rapport avec Job ?… Le pauvre Job, selon la Bible, était un homme à qui Dieu imposa des épreuves et lui ôta ses biens, de façon apparemment injuste, dans le seul but de le pousser à se purifier et à s’amender. Quand Job l’eut compris, il en vint à dire : « C’est pourquoi j’ai horreur de moi et je me repens dans la poussière et dans la cendre » (Job 42 : 5, 6). Ce que devraient faire tous ces salariés qui ne prennent même pas la peine de « traverser la rue » pour trouver un emploi ! Mais attention à ce qu’ils ne reprennent pas un de ces jours à leur compte le slogan « Descendons dans la rue avant qu’on nous y jette » !
    Toujours dans le registre des noms de métiers, un autre, encore plus étrange, est apparu : il s’agit du « slasheur ».
    Il désigne les personnes qui connaissent « trente-six métiers, trente-six misères ». Qui peuvent, par exemple, être graphiste le matin, conducteur de chiens l’après-midi, gardien de parking le soir… Le modèle même du travailleur autoentreprenant et flexible d’aujourd’hui. Le mot est bien sûr formé à partir du slash, ou barre de fraction à laquelle les ordinateurs nous ont habitués.
    Là où la chose ne manque pas de sel, c’est qu’en anglais (avec le goût de l’onomatopée qui caractérise cette langue) un slash est aussi (et d’abord) un coup de fouet.
    Ainsi se confirme-t-il que le slasheur est bien le galérien du monde moderne.
    Chaque jour, on nous invente un mot nouveau, ou plutôt, on importe un nouveau mot qu’on tente de nous inoculer. Ayant profité de la fin des vacances pour accomplir quelques travaux pratiques, nous nous sommes rendus (sans faire de difficultés) dans un grand magasin de bricolage. Et là, nous avons acheté de quoi changer une porte. Comme nous ne sommes pas des spécialistes, nous avons emporté le petit fascicule censé nous donner des conseils. En fait de conseils, il y avait quelques adresses Internet ou nous pourrions contacter des « jobeurs » compétents. Jobeurs… pas jobards ; il ne faut pas confondre.
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