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    alain
    alain
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    le Dim 10 Fév 2013, 16:32
    13 février 2013 - Conférence
    l'architecture marocaine sous les dysnasties Amoravide, Almohade et Mérinide

    Architecture Almoravide

    En Algérie, c'est la Grande mosquée de Tlemcen, la Grande mosquée de Nedroma et la Grande Mosquée d'Alger qui subsistent, et sont les plus beaux ouvrages de cette dynastie en Algérie; la Grande Mosquée d'Alger (Jamaa el-Kebir) est la doyenne des mosquées, y est restée fidèle à la construction initiale (la coupole nervurée ou mihrab, unique en son genre). La Grande mosquée de Nedroma autour de laquelle s'ouvre un vieux Bain mauresque d'un millénaire construit par la même dynastie almoravide, présente de grandes similitudes avec celle de Tlemcen et Cordoue.

    Les exemples le plus importants au Maroc sont Qoubba Almoravide près de la mosquée Ali Ben Youssef à Marrakech ou l'intérieur de la mosquée Quaraouiyine de Fès, sans oublier Grande mosquée de Meknès, édifiée au xiie siècle.
    Un ribat, ou fortification, a été récemment découvert près de la Kasbah des Oudaias à Rabat. Celui-ci daterait du xiie siècle et aurait été achevé sous le bref règne (1143-1145) du troisième roi almoravide, Tachfin ben Ali.

    Les Almoravides ont également construit des forteresses afin de surveiller les montagnes comme celle d’Amergou (Rif), celle du Tasghimout (Atlas) et de nombreuses autres comme à Massa. Certaines parties des remparts de la ville de Meknès dateraient de l'époque almoravide. De même que le pont sur l’oued Tensift près de Marrakech. Amergou, qui se situe dans la province de Taounate, non loin de Fès, est incontestablement l’ouvrage militaire almoravide le plus important qui nous soit parvenu. Il fait partie d’une série de fortifications érigées par les Almoravides (1056-1147) afin de contrecarrer la montée fulgurant de leurs adversaires almohades.

    Il y a quelques années de cela, un hammam de l'époque almoravide a été découvert à Ceuta.

    Les palais élevés à Marrakech et à Tlemcen (Tagrart) ont été détruits.

    Architecture Almohade

    Architecture religieuse

    Le plan arabe avec des nefs perpendiculaires à la qibla, parfois en T, continue à être utilisé. Les arcs sont en fer à cheval ou polylobés, les piliers carrés ou cruciformes et les minarets de plan carré également sont décoré d'un simple réseau de motifs géométriques. On retrouve cependant des thèmes du califat de Cordoue, notamment dans l'usage massifs des muqarnas, des arcs anguleux laissant pénétrer la lumière, les décors de coquilles et de palmettes digitées.

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    Koutoubia à Marrakech[/i">

    La mosquée de Tinmel, au Maroc, est un exemple de l'architecture almohade. Construite en 1153, elle servait de lieu de pérdication à Ibn Toumert, et il y est d'ailleurs enterré. De plan arabe en T, la mosquée prend un aspect fortifié, avec un mur d'enceinte crénelé et peu d'ouvertures, mais elle est construite en pisé, avec seulement les piliers et les arcs en brique. Le décor est quasiment inexistant, sauf dans la zone du mihrab, qui est traité comme une pièce à part entière, ce qui peut rappeler la grande mosquée de Cordoue et le minaret de Safi.

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    Minaret de Safi
    La construction de la mosquée des libraires, ou Koutoubia, à Marrakech a débuté vers 1150 sur le site d'une ancienne mosquée Almoravide du xie siècle. Elle fut achevée sous le règne du sultan Yacoub el Mansour (1184-1199)6. Élevée sur un plan arabe en T, elle utilise des arcs légèrement brisés de profil très déchiqueté pour ceux datant de la période almohade. Son minaret, haut de 69 m, fut édifié entre 1157 et 1195. De section carrée, il comporte un magnifique décor d'arcs entrelacés dans sa partie supérieure, et est surmonté d'un lanternon. Elle dispose également d'un minbar almoravide de 1137, originellement conçu à Cordoue et décoré par un jeu sur les couleurs des différentes essences de bois utilisées.

    La grande mosquée (Jamaa el-Kebir) de Taza est la troisième mosquée almohade au Maroc.

    Enfin, il faut signaler en Espagne la giralda de Séville, le seul élément qui subsiste de la grande mosquée auparavant située dans cette ville. Daté de 1195, ce haut minaret a été profondément remanié par les chrétiens, qui lui ont ajouté des étages baroques. Sa base est quasi-nue, mais un allègement se fait au fur et à mesure de la montée, grâce à des ouvertures à arcs outrepassés. Le minaret est semblable à la Tour Hassan également construite sous les Almohades à Rabat. La mosquée de l'Alcázar de Jerez de la Frontera dénote également ce souci de pureté dans l'architecture.

    Architecture civile

    L'alcazar de Séville est en partie un palais almohade. Une grande place est donnée à l'eau, qui est amenée à l'intérieur de l'édifice depuis une fontaine par des canaux. Le décor de stuc sur la partie hautes des murs est aussi remarquable : jeux sur les niches et les « fausses niches », réseaux d'arcs entrecroisés (sebka), inscriptions, palmettes... sont autant de motifs décoratifs utilisés. À Rabat le Kasbah des Oudaïa est une très belle exemple d'un quartier almohade.

    Architecture militaire

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    La Torre del Oro de nuit
    Les Almohades ont construit des édifices militaires (tours de guet, remparts, forts, etc.) dans plusieurs villes du Maghreb et d'Al-Andalus.

    L'architecture mérinide

    L’architecture religieuse mérinide se distingue de celle des Almohades. Les mosquées-cathédrales n’atteignent plus de vastes proportions étant généralement plus profondes que larges et sont maintenant de taille moyenne. La porte principale, dans l’axe de l’édifice, est souvent décorée et de grande dimension, en particulier dans les monuments de Tlemcen. Le minaret, bâti de brique et décoré d’entrelacs de mailles appareillés en brique, le plus souvent sur fond de mosaïque de faïence, est de grande taille par rapport à l’édifice qu’il domine. Le minaret possède une couronne en forme de large frise de zelliges à étoiles polygonales. Les minarets mérinides, d’une grande élégance de lignes et d’une délicate polychromie, sont une des gloires de l’art mérinide.
    L’époque mérinide est celle des medersas, fleurissant partout dans les villes, véritables chefs-d’œuvre de l’architecture à ornementation sculptée et polychrome foisonnante. Le nombre élevé de ces collèges du Moyen-Age dans presque toutes les villes fait du Maroc le pays musulman qui en compte le plus. Différentes de taille, de proportions et de décor, les medersas se composent suivant le même tapis architectural, autour d’un patio à portique plus ou moins vaste, dont le centre est occupé par une vasque ou un bassin. Des chambres sont disposées au rez-de-chaussée et à l’étage; sur un des petits côtés s’ouvre une salle de prières.
    C’est dans les medersas que toutes les nuances de l’ornementation monumentale mérinide s’épanouissent pleinement. En effet, le patio, les galeries et parfois les couloirs sont luxueusement décorés de zelliges surmontés de sculptures sur plâtre et de bois sculptés et peints. Le sens des lignes et des volumes caractéristiques de l’architecture almohade est à présent relégué au second plan derrière le goût de l’abondance ornementale. Œuvres d’une rare perfection décorative, les medersas n’avaient cependant pas l’exclusivité d’une riche ornementation puisque cette dernière fut également employée dans la décoration de palais, sanctuaires et riches demeures.
    D’après le « Roudh el Qirtas » c’est au début du XIVe siècle, sous les Mérinides, que la construction de maisons à décoration foisonnante débute à Fès. Ces demeures, dont quelques rares exemples sont conservés à nos jours, telle Dar Demana à Fès, témoignent de l’art de bâtir de cette époque. Les plus belles des résidences citadines sont ornées de plâtres et de bois sculptés ; le sol et le bas des murs du patio sont couverts de zelliges. Ces maisons reprennent avec plus de simplicité les dispositions décoratives des medersas. Les demeures citadines aux siècles suivants, resteront fidèles à ce parti.
    Sous les Mérinides, des projets urbanistiques furent également entrepris, comme la construction de marchés, de fondouks ou hôtelleries, de hammams et de fontaines. Ainsi pendant près d’un siècle, l’art mérinide connaît une remarquable floraison. La tradition architecturale mérinide, après une période de décadence au XVe siècle, survit sous les Saadiens et les Alaouites.
    Comme leurs prédécesseurs, les Mérinides ont repris la tradition de mécénat qui a joué un très grand rôle dans l’épanouissement de la civilisation musulmane. La cour mérinide attire un grand nombre d’intellectuels de l’Occident musulman, tels Ibn Khaldoun, Ibn Khatib, Ibn Marzouq et bien d’autres.
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