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 Aux lagunes de Sidi-Moussa, j'ai vu des poissons morts et des oiseaux pleurer...

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alain

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Localisation : EL JADIDA (Maroc)

MessageSujet: Aux lagunes de Sidi-Moussa, j'ai vu des poissons morts et des oiseaux pleurer...   Sam 17 Aoû 2013, 14:47

Aux lagunes de Sidi-Moussa, j'ai vu des poissons morts et des oiseaux pleurer...




C'est sous ce titre que Michel AMENGUAL vient de faire paraître un article inquiétant sur la santé du site lagunaire de Sidi-Moussa et l'évolution de l'équilibre de cet éco-système unique. Le groupe des marcheurs jdidis aime bien se promener à Sidi-Abed qui fait partie intégrante du site. Le décor est grandiose et les marcheurs gardent dans leurs souvenirs photographiques quelques clichés-surprises d'oiseaux dans leur vol... Au fur et à mesure de nos différentes marches sur le site, nous avions constaté l'évolution défavorable de la végétation en bordure de côte et notamment la rapide mortalité des arbres qui ne nous a jamais paru très naturelle...




Michel AMENGUAL a écrit:
Lagunes de Sidi Moussa, un soir d’été. A quelques kilomètres d’El Jadida, juste après Sidi Abed, sur près de 40 kilomètres, s’étalent  jusqu’à  Oualidia, des lagunes. Un complexe touristique de première  importance. « Une volière à ciel ouvert,  un jardin botanique » ai-je écrit dans mon livre  «  El Jadida, Capitale des Doukkala ».
J’aime aller vagabonder  dans ces jardins semi aquatiques, entre terre et mer. Un endroit unique, où l’on peut assister, au moment des grandes migrations d’oiseaux sauvages, aux somptueux ballets des flamants roses,  aux concerts loufoques des fous de Bassan, à la flûte enchantée du Turnix d’Andalousie, aujourd’hui  pratiquement disparu de la terre. Les Chevaliers gambette, les Hérons cendrés, les  Puffins boréals, les Bécassines des marais,…. des noms d’oiseaux à faire rêver. Et nous sommes nombreux à venir  nous rencontrer ici, de temps à autre,  de Fès, de Meknès, de Larache, d’Agadir, du lointain et du tout proche Maroc, mais aussi de Léon, dans le nord de l’Espagne, tous  « zoiseaulogues » comme j’appelle mes amis ornithologues,  qui n’hésitent pas à traverser  tout leur royaume, revêtus de tee-shirts  aux marques des lagunes de Sidi Moussa, pour  contempler cet étrange spectacle gratuit d’une nature émerveillée….Ils sont là, l’œil fixé sur leurs télescopes ou leurs jumelles, pour repérer des bagues sur les pattes de  volatiles, découvrir les nouvelles nichées, surprendre  des nouveaux venus…. . «  Et dire que certains vont en Namibie ou au Kenya pour voir ce qu’il y a à notre porte.. !»  m’a dit un jour  l’éditeur Abdelkader Retnani, humaniste s’il en est…C’est vrai qu’il y a là, tout près de nous,  tout un trésor à découvrir  avec précaution, avec un programme  qui change chaque saison.  Comme à l’opéra. C’est unique.
        Seulement voilà, il y a quelques jours,  j’ai voulu me rendre en famille, à la tombée du soir, recompter nos oiseaux !  Sur des hectares, de longs couloirs blancs de sel. On y a développé  des salines. Pour cela, on a raboté la terre, on a arraché ce qui pouvait pousser. Plus de jardin botanique, plus de volière à ciel ouvert. Non, il n’y aura certainement plus de bals de flamants roses, les oiseaux migrateurs hésiteront à se poser pour nicher, se refaire une santé dans ce désert de sel….Un trésor  est en voie de disparition, sans doute….Les oiseaux iront  se faire voir ailleurs.
        Quelques rares habitués, sur leurs échasses, tentaient de  se ravitailler en pataugeant dans les eaux roses salées. Là-bas, perché sur sa béquille,  un héron cachait sa tête sous son aile. Pour ne plus voir, sans doute. Pour cacher sa tristesse. Pour pleurer. Alignés sur l’étroite bande de terre qui sépare un casier salé de l’autre,  et serrés les uns contre les autres  par solidarité  (ou par peur !),  des goélands attendaient.
        Et là,  tout à l’entrée du sentier qui mène au cœur de la lagune, il y a, depuis toujours, une étendue d’eau, renouvelée à chaque marée. On y voyait des poissons qui sautaient. Ils ne sautent plus. Des kilos de poissons morts, le ventre à l’air. Même les quelques mouettes et le rapace de service n’en voulaient pas. Empoisonnés, ces poissons ? Étouffés, asphyxiés? Pourquoi ? Qu’est-il arrivé ? Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas de mort naturelle, ni un suicide collectif.   N’y a-t-il pas une surveillance pour contrôler ce qui se passe dans cette zone de première importance classée Site d’Intérêt  Biologique et Ecologique ( SIBE), et protégée par la convention de RAMSAR ? Ces poissons morts doivent-ils nous laisser indifférents ? Qui peut nous rassurer en nous disant que ce n’est pas catastrophique, que cela n’arrivera plus ? Qu’il y a  là un patrimoine  à développer ? Et donc à préserver ?


J’ai encore en mémoire la photo de Sa Majesté s’émerveillant devant le spectacle précieux des lagunes d’Oualidia, et donnant Ses Hautes Instructions pour que ce site soit préservé. Venez voir ces poissons morts ! La note  sera certainement  salée….
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